On peut dire que je l'ai attendu celui là. Après avoir lu un article plus qu'élogieux dans le magazine de référence, Animeland (même si pour moi Virus Manga était bien meilleur...malheureusement il n'existe plus), j'ai eu une immense envie de l'avoir. En zieutant les images des cases de ce Manga j'était particulièrement impressioné ! Des images de cinéma bis me sont revenuent en tête, surtout avec cette image de sein découpé...ça me rappel un film d'horreur Italien...probablement Cannibal Holocaust.
Ce qui m'a également interpelé dans ce manga, c'est son titre. Je pense que n'importe qui peut deviner que je suis très attiré vers les univers sombres, dérengeants. Je pense que j'ai un peu de goth en mois, même si je n'ai pas l'attirail qui va avec etc... De toute façon pas besoin de ça !
Bref, je reviens à ce manga. Son pitch me semble bien original pour une bd :
Yoru Morino est une élève un peu à part, les cheveux longs, noir ébène, qui ne parle à personne dans sa classe. Fascinée par la mort et plus particulièrement par les tueurs en série, elle vie sa passion sans se faire remarquer, assumant parfaitement une solitude qu’elle apprécie. Un jour néanmoins, elle adresse la parole à Itsuki Kamiyama, un garçon populaire de son école. Elle découvre alors qu’elle a en commun avec l’adolescent un amour pour le morbide et se rapproche peu à peu de lui.
Attirant les esprits pervers, par on ne sait quel "miracle", Yoru se retrouve la cible de désaxés. Itsuki joue alors le rôle du sauveur, libérant à chaque fois la jeune fille des griffes de ses ravisseurs avant qu’il ne soit trop tard. Sa façon de faire est néanmoins peu orthodoxe et trahi une personnalité inquiétante...
Une histoire peu commune donc, à la limite de la carricature des gothiques. C'est vraiment troublant de lire une telle BD car elle est en dehors de tout formatage (mis à part son coté sérial qui montre bien qu'au Japon le manga a été diffusé épisodes par épisodes). Au tout début de la lecture, j'ai eu du mal à prendre mes marque parce qu'il est difficile de se mettre à la place des deux personnages. Dans un sens je suis comme eux, car je suis fasciné par les images macabres qu'il y a dans le manga, mais dans un autre je suis bien différent d'eux. Je suis fasciné par ces images macabres car elles ne sont pas réelles, eux c'est parce qu'elles sont réelles.
Ce qui est dérengeant dans Goth, c'est qu'il n'y a aucune distenciation dans la violence. D'une certaine manière on la voit à travers le regard dérangé mais ironique des deux personnages. Il n'y a pas une once de second degrés. Chaque chapitre a son tueur, chacuns d'entres eux sont à la fois humains, monstrueux, et pitoyables.
Il est bien plus facile d'avoir peur d'être humains ignobles plutot que de suréalistes créatures.
Un vrai trait de génie anime donc cette adaptation d'un roman japonais éponyme qui n'est jamais sortis en France. Le dessinateur par ses traits secs, sa représentation du moindre détail à travers une certaine épuration réussi à aller très loin dans cette insondable noirceur que peut avoir l'âme Humaine.
Un manga que je recommande donc chaudement, mais avec une certaine réserve car il ne faut pas oublier qu'il fait partie de la collection "seinen" qui vise donc les adultes.
(source du résumé :
manga news)