Comme les habitués de DZ le savent, je suis allé à certaines des soirées de la Gore Night dont j'ai déjà parlé ici. Il faut savoir que cette manifestation était répartie en quatres soirées. Je n'ai pas pu participer à toutes les soirées, j'en ai donc choisis deux.
Ce compte rendu sera donc partiel puique j'ai raté l'élection des meilleurs films amateurs. Cela ne m'a pas géné car j'ai vu ce que je voulais, et j'ai pu visionner quelques uns de ces courts métrages amateurs. En parlant de ces derniers, y en a un qui est réélement sorti du lot : Friday The 12th : Chap 1, Prix du public GORE NIGHT 2006 ! Avec un tel titre vous vous doutez bien que ce court fait référence à Vendredi 13. Tout le film fleur bon l'amateurisme, mais surtout le travail de passionné. On s'en rend d'autant plus compte en matant le générique de fin où on a droit à un pseudo making of. Comme souvent dans ce genre de petit film, l'humour est mis en avant, sans doute pour palier le manque flagrand de moyen. Voici donc le pitch de Friday The 12th : Chap 1 :
Chaque année, à Free Style Lake, un grand tournoi international regroupe les meilleurs danseurs de Free Style de la planète. Les « Sweeties », un groupe de jeunes danseurs bien décidés à remporter le trophée cette année décide de se rendre sur les lieux de la compétition pour s’entraîner dans les meilleures conditions. Malheureusement, la légende raconte qu’un petit enfant du nom de Jason se serait noyé dans le lac des années auparavant. Les autochtones sont d’ailleurs persuadés que Jason est toujours vivant et qu’il rode dans les parages, prêt à défoncer à la machette la gueule des danseurs alcooliques ou des jeunes pucelles effarouchées. Alors, mythe ou réalité ?
Il est clair que c'est du pur n'importe quoi, mais c'est de là que vient le plaisir de la projection ! On a tous plus ou moins révé de réaliser entre pote ce genre film !
Admirez donc un peu la tite bande de danseurs, n'ont ils pas une classe incroyable ?! :

J'apprécie particulièrement le personnage de Miguelito (la grosse touf au milieu de la photo ehe) qui est très drole !
Je vous invite à passer sur le site de Gerbille Prod à qui l'on doit cette bande sympathique, vous pourrez ainsi vous rendre compte du travail établis, mais surtout matter le court dans son intégralité ! Ca se passe ici.
Flesh Eating Mothers :
Dans une charmante petite ville américaine un nouveau virus sexuellement transmissible fait son apparition contaminant un groupe de femmes frivoles qu'il transforme aussitôt en horribles mégères cannibales ! Les femmes infectées sont toutes frappées du même symptôme : une boulimie insatiable de chair humaine qui les pousse à dévorer goulûment tous ceux qui croisent leur chemin...y compris leurs propres enfants !
L'épidémie gagne rapidement du terrain et de plus en plus de "mères cannibales" font leur apparition. Les enfants décident de s'organiser au plus vite afin d'affronter leurs mères et d'enrayer le fléau sanglant qui s'abat sur la ville. Qui sortira vainqueur de ce combat terrifiant ?
J'ai vraiment eu du mal à supporter ce film. Il avait pourtant tout pour me plaire, un pitch bien débile et il a été tourné dans les 80's. Malheuresement, le manque évident de moyen et de talents ont fait de ce film, une oeuvre inconnu qui aurait mieux fait de rester au fond de sa poubelle.
Je suis peut être un peu dur, mais je peux donc tout de même avouer qu'il y a quelques passages assez droles tel que la petit intro, et les scènes avec les policiers bien stupides. C'est d'ailleurs là le problème du film : tout les personnages sont stupides, tellement que le film en devient improbable. Aucun d'entre eux ne semblent réélement concernés par ce qu'il se passe, je veux parler tout particulièrement de cette fille qui voit sa propre mère manger sa petite soeur... Moment finalement assez traumatisant (mais il faut relativiser, on ne voit rien), mais cette jeune fille ne semble pas l'être du tout. Cet aspect se retrouve chez tout les filles et fils de ces mère cannibales.
Vous me dirais qu'il reste quand même la possibilité d'apprécier le film grâce au gore, au second degrès, et au charme des films des 80's, je vous répondrais alors que le film n'est pas vraiment gore (toutes les mères cannibales font la même chose, c'est à dire machoner quelques secondes un bras), qu'il est si exaspérant qu'on ne peux même pas en rire, et enfin qu'il réuni le pire aspects de certains des films des 80's (il a très très mal vieilli).
J'oserais même vous parler de cette improbable fin où les mères cannibales sont guéries grâce à la péniciline (sick), et où leurs enfants sautent dans leurs bras en leurs criant tout l'amour qu'ils ont pour elles (euh dites, ils ont quand meme massacré vaut père, frere et soeur...).
Voilà ce que j'ai à dire sur ce truc.
Nikos The Impaler :

Au Moyen-Age, en Roumanie... Nikos, un guerrier cruel, est massacré par des hommes excédés par ses incessantes brutalités. Dans son dernier râle, il promet de revenir se venger. De nos jours, à New York... Afin d'intéresser ses élèves à l'Histoire et à l'Art, un professeur organise une exposition dédiée aux horreurs de l'histoire roumaine. On y parle, bien sûr, de Vlad l'empaleur, mais aussi de son prédecesseur, moins connu : le terrible Nikos. Or, le soir du vernissage, un cambrioleur, pris en flagrant délit par un gardien, est blessé par balle : son sang se répand sur le casque du barbare, entreposé dans les réserves du musée. Nikos revient alors du royaume des morts et tue, à l'aide de sa gigantesque épée, tous les êtres vivants passant à sa portée...
Alors là, c'est autre chose ! Ce film a été réalisé par Andreas Schnaas en 2003. Là il est clair qu'on est face à du bon gros Z qui n'aurais pas dépareillé chez la Troma.
Le film utilise donc ce pitch prétexte pour nous offrir des massacres ultra gore particulièrement réussi. Bien évidement ça ne tient pas debout, les acteurs semblent amateurs, la première partie est assez longuette mais tout ces petits défauts sont explosés par le reste ! Une fois que Nikos est sortie de ce musée, il se balade dans New York où il va réaliser de véritables massacres dans une salle de sport (où on a droit à un meurtre dans une douche façon Psychose mais ultra sexy et gore), dans un bar glauque et dans un video club (où Nikos va croiser Debbie Rochon et Lloyd Kaufman !!!). Tout ça est enrobé dans une ambiance délirante, complètement décontractée et vire à un moment dans la débilité jouissive lorsque Nikos se voit accompagné dans ses massacres par Vampirella, un zombie, Hitler, et...deux Ninja ! J'adore ! On n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer pendant le film de Schnaas tant le rythme élevé ! Le film a mis une très bonne ambiance dans la salle, on a applaudis durant des scènes jouissivement gores et débiles.

Nikos The Empaler fait clairement partie pour moi des meilleurs Z !
Si j'avais un bilan à faire de ces Gore Night, je dirais que c'est génial de pouvoir avoir accés à de tels films dans une ville comme Dunkerque, mais que la programmation aurait du être plus pointue (Flesh Eating Mother n'avait rien à faire là), et que la qualité d'image était très mauvaise (des dvd ou vhs projetées sur une toile de ciné...). Mais pour ce dernier point je tiens à relativiser les choses car je suis bien placé pour dire qu'il est très difficile, voir impossible, de trouver des copies de ce type de films.
Donc s'il y a une Gore Night 4, j'en serais ! Pour plus d'info sur cette manifestation, vous pouvez passer sur leur site.
Pour les timbrés comme moi qui sont intéressés par ce genre de films, sachez qu'ils sont dispo chez Uncut Movies.