Je ne suis clairement pas un grand lecteur de bouquins. Les seuls livres dans lesquels je me suis réélement plongés, sont des bouquins qui sont liés d'une manière ou une autre au cinéma.(oui, encore et toujours)
En ce moment je lis Le château de Hurle qui a été adapté par le Studio Ghibli. Un de mes livres favoris est Fight Club qui est à l'origine d'un film éponyme que j'adule. J’avais d’ailleurs commencé à lire le bouquin à l’origine du film Ring auquel je n’ai pas accroché. Et enfin, la série de livre dont je suis complètement dingue n’est autre que Harry Potter..lié bien évidement au cinéma !
Tout ça pour en venir à Je suis une légende. Un livre bien sur lié lui aussi au cinéma. Cette fois ci, cela ne vient pas d’adaptations de ce bouquin (pourtant déjà nombreuses, dont une qui arrive avec, dans le rôle titre, Will Smith, ça promet…). Pourtant ça l’est d’une manière assez indirect.
Tous ceux qui me connaissent un minimum sont au courant à propos de ma passion pour le cinéma horrifique, dont les films de zombies, un mythe qui me passionne totalement. Mais je ne m’étendrais pas plus sur ce point, j’en ai déjà parlé dans un précédent article.
Donc cette passion m’a amené à adoré le cinéma du grand maître du film de zombies, ou devrais je dire, le créateur du film de zombies contemporains qui n’est autre que George Romero.
J’ai donc eu l’occasion (comme de nombreuses fois) de lire une interview de lui, qui était si je me souviens bien, dans le hors série que Mad Movies lui avait consacré. Il y racontait alors la genèse de son film mythique : La nuit des morts vivants. Parmi de nombreuses choses qui l’ont amené un jour à réaliser et à co-écrire ce film, il y a un livre : Je suis une légende.
Pour une personne comme moi, qui a vu à la fois le film de Romero et lu le livre de Matheson, je peux vous dire que le lien est plus qu’évident.
Donc après avoir lu cette interview, je me suis mis à la recherche de cette œuvre qui était réellement à l’origine des films de zombies contemporains (j’insiste sur cette appellation, car il y a eu d’autres films sur les zombies avant 1968, comme White Zombie, mais ceux-ci étaient plutôt liés à la tradition vaudou, et donc à une forme différente de zombies que l’on connaît aujourd’hui).
Après avoir trouvé ce bouquin, je me suis donc mis à le lire. J’ai alors découvert cette histoire :
Robert Neville est le dernier survivant d'une pandémie d'origine bactérienne qui cause, chez les victimes, un état proche du vampirisme. Cette pandémie est d'origine obscure, apparemment liée à des tempêtes de poussière qui soufflent régulièrement sur les villes désertes de ce monde post-apocalyptique. Il va, seul, tenir tête durant des mois à la population, à ses voisins et ses anciens amis devenus depuis des vampires écervelés se réveillant la nuit, grattant la porte et les murs et l'appelant pour qu'il les rejoigne. Il vit dans une maison barricadée, fortifiée contre les attaques nocturnes, ne sort que pendant la journée pour tuer dans leur sommeil quelques-uns de ces monstres d'un pieu en plein cœur et pour partir à la recherche de produits de première nécessité, puis se retire chez lui à la tombée de la nuit pour survivre et noyer son angoisse dans l'alcool. Robert Neville se réveille chaque matin dans un climat d'horreur, étouffé par la solitude et les remords, un cadavre de femme déchiqueté devant la porte.
Vous l’aurais remarqué, l’auteur fait référence à des vampires plutôt qu’à des zombies. Mais ceux-ci sont tellement différents des goules classiques décrites par Bram Stocker, qu’ils se rapprochent plus de leurs cousins morts vivants.
Ce résumé permet de tâter un peu l’univers du livre, de ses enjeux, de ce que va vivre Neville et donc le lecteur. Car rarement un lecteur se sera autant accaparé une œuvre littéraire pour se mettre presque à la place du personnage principal. Cela aidé par le fait que Neville, ne peut être qualifié de « héros » car profondément humain, aussi bien dans sa sensibilité que dans son esprit plus que torturé.
Neville ne cherche certainement pas à sauver l’humanité, il se cloître avant tout dans sa maison tout autant qu’il le fait dans son propre esprit malade. Il cherche avant tout à se sauver lui même. Et s'il cherche une solution, c'est uniquement pour s'occuper où surtout pour chercher une réponse à ses questions. Il est alors troublant de s’identifier à un tel personnage. La paranoïa, tout comme les américains à l’époque où Matheson a écrit son chef d’œuvre, envahi alors l’esprit de Robert (qui est paru en 1954, période de la guerre froide).
Le livre est oppressant car Robert est totalement enfermé chez lui. Le livre est tellement bien écris qu’on jurerais entendre ces satanés vampires frapper dans cesse contre cette porte que Robert a heureusement barricadé.
Vous l’aurez compris, Je suis une légende est mon livre favoris. Pour aller plus loin, je dirais que c'est certainement une des œuvres qui m’a le plus touché, toute forme d’Art comprise. Elle amène à une interrogation sur soit même, sur les autres, sur la race humaine et les légendes qu’elle a créé au fil des siècles.
Sans vouloir en dire trop, je dirais que Je suis une légende a une fin incroyable, que j’ai certainement relus une dizaine de fois après avoir finis de lire le bouquin entier. Elle est superbe, elle m’a profondément ému.
Pour en venir rapidement à l’auteur, il faut savoir qu’il a écrit pas mal de livres, mais qu’il a été également scénariste pour le cinéma et la télévision. On lui doit entre autres Duel du jeune Spielberg, mais aussi des épisodes de La Quatrième Dimension.
« Le monde est absurde, pensa-t-il, les morts s'y promènent en liberté et je ne m'en étonne même plus... », p. 79
source du résumé : Wikipedia