Pendant toute une époque, le cinéma italien s'est gorgé d'influences (pour ne pas dire de plagiats, de copies) de films à succés américains. On ne compte plus les erstaz de Mad Max et autres films d'horreur (oui je sais, ce n'est pas un film américain).
Lucio Fulci s'est donc plongé dans cette mouvance en créant sa propre trilogie des Morts Vivants, paralléle bien évidement à celle de George Romero.
De cette trilogie, je n'ai vu que L'enfer des zombies, et L'au-delà. C'est de ce dernier dont je vais faire une mini analyse.
Ce qui m'a surpris dés le début du film, c'est l'intro dont la photographie est superbe, et la réalisation assez recherchée voir sur certains plans très classieuse. Ces deux points vont se confirmer tout le long du film. J'ai été surpris car, il faut le dire, ce genre de production ne brille en général pas du tout par sa mise en scène et sa photographie. L'enfer des zombies est d'ailleurs très plat à ce niveau. Au début j'ai même cru que je m'étais trompé de dvd eheh !
A travers cette intro, ont est directement plongé dans l'ambiance poisseuse et esthétisante du film. Le coté gore, très voyeuriste du film nous explose à la figure.
L'accumulation de gros plans sur les chaires dépecées est extreme. Heureusement, le film a assez bien vieilli niveau effets spéciaux. On passe aussi bien d'un effet saisisant, à un autre absolument ridicule (les araignées en plastique!). La musique du film est aussi assez inégale. Je trouve le thème principal très beau, mais d'autres nappes sonores sont bien trop typées 80's. D'un autre coté, la bande sonore d'outre tombe est très efficace.
Le scénario, aaaaaaah le scénario n'est ici que pretexte à l'exposition du gore, jugez plutot :
En 1927, dans un hôtel de la Nouvelle-Orléans, un peintre est fouetté à coup de chaînes puis défiguré à la chaux vive pour avoir osé peindre une toile représentant l’enfer. En 1981, Liza Merrill hérite de ce même hôtel. Alors qu’elle décide de le retaper en vue d’une prochaine réouverture, une série d’accidents macabres vient compromettre les rénovations. Des phénomènes surnaturels font leur apparition, puis ce sont les morts qui se mettent à marcher. Et si l’hôtel était construit sur l’une des sept portes de l’enfer ?
Celui ci tient à peine debout, et est finalement peu dévellopé dans le film.
L'ambiance est assez spéciale car, le film est lent, Fulci s'éternise éternelement sur les massacres, certains scènes sont assez surréalistes, on se demande parfois ce qu'elles font là. A travers ces points, le film peut être considé comme une véritable poésie macabre. La fin assez abstraite de celui ci confirme cet aspect lyrique du film.
Evidement, il faut aimer ce genre de film. C'est tout à fait ce type de film qu'on peut très facilement tourner à la dérision voir même détester. Mais croyez moi que se plonger dans un telle oeuvre est absolument passionant.
C'est le meilleur film de Fulci, à mon humble avis !