Desperate Zombie

Grindhouse Releasing

The Beyond

Attention ! Cet article n'a rien à voir avec le Grindhouse de Rodriguez et de Tarantino ! Le terme a existé avant eux !

Grindhouse Releasing est en fait une boite de distribution ricaine qui remasterise de vieux films bis cultes pour les ressortir en dvd mais surtout au ciné ! Ils retirent donc des copies de films comme The Beyond, Cannibal Hollocaust, Cannibal Ferox, etc... C'est une excellent intiative car (mode "racontage de life" on) durant un stage que j'ai fait dans un ciné art et essai il était quasi impossible que je trouve des copies de vieux films d'horreur afin de les programmer (mode "jme la pête avec ma life" off).

Bon forcément, ça se passe aux USA donc nous on peut aller se faire voir. On peut au moins se consoler en passant sur leur site qui est franchement très sympa avec son look bien vintage et ses quelques bandes annonces racoleuses de vielles bandes bis. 

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Gore & Sexploitation

A good time with a bad girl

R.I.T.Z.E. est un site allemand vraiment pas sage. On peut y (re)découvrir des affiches et lobbycards du cinéma gore des 70's mais aussi (et surtout !) de sexploitation ! Et si vous ne voulez vraiment pas être sage, allez dans la rubrique Bilder... (à ne pas aller voir si vous n'aimez pas la profusion des poils pubiens typique des 70's...)

 

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Sex, degradation and violence : les trailers des Z des 60's et 70's


Au fond, Grindhouse a un peu contribué à exhumer une certaine vision du cinéma. Ces films que certains allaient voir dans des salles TRES obscures. Ces salles où l'on diffusait durant les 60's et 70's tantôt des films pseudo horrifiques, tantôt pseudo érotiques. Des films qui à l'époque essayaient d'aller au plus loin de la violence et du sexe. Plus racoleur, tu meurs !

C'est particulièrement drôle d'entendre le narrateur (que l'on retrouve dans les trailers de Grindhouse !) du trailer In Hot Blood dire "a motion picture that goes beyond anything you ever seen, in sex, degradation, and violence." On se rend bien compte qu'on n' a désormais plus les même normes.

En voyant ces trailers, on se rend tout de même compte que c'était avant tout un prétexte pour montrer des filles dénudées. On peut trouver que ces trailers ont un certain charme, quasi désuet. J'ai du respect pour ces films, qui ont tout de même une part dans l'histoire du Cinéma.

Retrouvez tout ça, sur ce site très sympa

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Vintage Horror Movies : L'enfer des zombies (Zombi 2)

L'enfer des zombiesAlors que l'on est en pleine vague de remakes de films d'horreur des 80's, il est intéressant de revenir un peu sur les oeuvre originelles.

L'enfer des zombies de Lucio Fulci s'inspirait lui même de films de son époque. Notamment (et surtout) de Zombie de Romero (d'où le titre Zombi 2 qui veut nous faire gober que c'est une suite !). Parmis les différences avec cette inspiration on peut souligner la particularité des zombies de chez Fulci (non non, ce n'est pas une recette de pâtes). Alors que les zombies de Romero avaient quasi uniquement la gueule colorée d'un bleu qui aurait du être cadavérique (ce qui ne fonctionna pas forcément à cause du passage sur pellicule), ceux de Fulci avaient un aspect réellement craspec et poisseux par leur décomposition avancée. Les cadavres ambulant de Romero semblaient être tout frais alors que ceux de Fulci semblaient être particulièrement anciens. La présence de nombreux insectes et ver de terres nécrophages permettent de dater plus ou moins les cadavres.

L'autre différence entre les deux "mythologies" : chez Romero les zombies sont très contemporains, chez Fulci ils retrouvent leurs origines vaudou.  

L'enfer des zombies fait sans aucun doute parti des meilleurs films de Fulci avec L'au-delà.

Pour le plaisir, on se regarde un extrait du film, une scène mythique tant elle est délirante : le combat d'un zombie face à un requin. Ou comment réunir dans une seul scène de succès ciné de l'époque : Zombie et Les dents de la mer.

 

 

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Demons (Lamberto Bava)

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Lamberto Bava, fils du grand Mario Bava, a toujours eu du mal à se détacher de ce dernier. Il fut un réalisateur conspué, rejeté. Il l'a dans un sens cherché en réalisant des films assez...improbables ! Demons, m'est arrivé avec sa réputation de film portnawak mais qui est tout de même un des plus grands succés au box office Italien de ces 20 dernières années. Après, avoir vu le film, je me dis que c'était vraiment une autre époque (les 80's). Difficile d'imaginer un tel film titiller le box office de nos jours (on y retrouve plutot les comédies françaises les plus pitoyables possible ou les dernière pitreries de Tom Cruise).

Pour en venir au film, le scénario est dans un sens intéressant de par son coté mise en abyme totalement délirant. Pour résumer le concept du film, ce sont des gens qui sont invités dans un cinéma qu'ils n'avaient même pas remarqué auparavant où ils vont voir une jolie série Z Italienne. C'est marrant de voir comment Lamberto Bava s'auto parodie dans ce film dans le film. Mais là je m'écarte de l'explication du concept, revenons en à nos démons !

Ces gens découvrent donc ce film absolument horrible (dans tout les sens du terme) puis finissent par découvrir avec effroi que les démons apparaissant à l'image commencent à débarquer dans la réalité à travers des spectateurs qui se transforment en monstres assoifés de sang. On aura droit d'ailleurs à un moment à une superbe scène où une des victimes crévera littéralement l'écran appuyant alors la mise en abyme sur laquelle s'appuie le film. (cette scène sera d'ailleurs plus ou moins reprise dans Scream 2) A partir de l'apparition du premier démon le film plonge le spectateur dans une action frénétique et non stop. C'est clair qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer.

L'éveil est sans cesse sauvegarder grâce à des scènes improbables, des maquillages tantot ridicules, tant gerbant, des personnages absolument hilarants (mention spéciale à l'aveugle dont la femme fini par se "tirer" pour aller se taper un mec plus loin) et à des chansons rock mega typées 80's. Il est clair que le film a été formaté pour offrir jusqu'à l'écoeurement ce qu'attendent les spectateur : du gore, de l'action, de l'humour. Se cumulent alors des scènes complètement délirantes dont la majeure partie peut être attribuées à ce groupe de pseudo punk. Il est absolument jouissif de les voir sniffer leur coke dans une canette de Coca Cola. Certe, le film ne fait pas peur, mais il fait plutot partie de la catégorie de films délirants et débiles qu'il est bon de mater entre potes un soir de beuverie.

Pas un grand film d'horreur comme ont pu nous offrir les grands maitres du genre, mais un honête film gore qui plaira sans aucun doute aux fans du genre.

Enjoy or die les mecs !


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The Beyond (L'au-delà) de Lucio Fulci

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Pendant toute une époque, le cinéma italien s'est gorgé d'influences (pour ne pas dire de plagiats, de copies) de films à succés américains. On ne compte plus les erstaz de Mad Max et autres films d'horreur (oui je sais, ce n'est pas un film américain).

Lucio Fulci s'est donc plongé dans cette mouvance en créant sa propre trilogie des Morts Vivants, paralléle bien évidement à celle de George Romero. De cette trilogie, je n'ai vu que L'enfer des zombies, et L'au-delà. C'est de ce dernier dont je vais faire une mini analyse.

Ce qui m'a surpris dés le début du film, c'est l'intro dont la photographie est superbe, et la réalisation assez recherchée voir sur certains plans très classieuse. Ces deux points vont se confirmer tout le long du film. J'ai été surpris car, il faut le dire, ce genre de production ne brille en général pas du tout par sa mise en scène et sa photographie. L'enfer des zombies est d'ailleurs très plat à ce niveau. Au début j'ai même cru que je m'étais trompé de dvd eheh ! A travers cette intro, ont est directement plongé dans l'ambiance poisseuse et esthétisante du film. Le coté gore, très voyeuriste du film nous explose à la figure.

L'accumulation de gros plans sur les chaires dépecées est extreme. Heureusement, le film a assez bien vieilli niveau effets spéciaux. On passe aussi bien d'un effet saisisant, à un autre absolument ridicule (les araignées en plastique!). La musique du film est aussi assez inégale. Je trouve le thème principal très beau, mais d'autres nappes sonores sont bien trop typées 80's. D'un autre coté, la bande sonore d'outre tombe est très efficace.

Le scénario, aaaaaaah le scénario n'est ici que pretexte à l'exposition du gore, jugez plutot : En 1927, dans un hôtel de la Nouvelle-Orléans, un peintre est fouetté à coup de chaînes puis défiguré à la chaux vive pour avoir osé peindre une toile représentant l’enfer. En 1981, Liza Merrill hérite de ce même hôtel. Alors qu’elle décide de le retaper en vue d’une prochaine réouverture, une série d’accidents macabres vient compromettre les rénovations. Des phénomènes surnaturels font leur apparition, puis ce sont les morts qui se mettent à marcher. Et si l’hôtel était construit sur l’une des sept portes de l’enfer ? Celui ci tient à peine debout, et est finalement peu dévellopé dans le film.

L'ambiance est assez spéciale car, le film est lent, Fulci s'éternise éternelement sur les massacres, certains scènes sont assez surréalistes, on se demande parfois ce qu'elles font là. A travers ces points, le film peut être considé comme une véritable poésie macabre. La fin assez abstraite de celui ci confirme cet aspect lyrique du film.

Evidement, il faut aimer ce genre de film. C'est tout à fait ce type de film qu'on peut très facilement tourner à la dérision voir même détester. Mais croyez moi que se plonger dans un telle oeuvre est absolument passionant. C'est le meilleur film de Fulci, à mon humble avis !

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